Vendredi 20 juin 2008


En ce moment, allez savoir pourquoi, je suis d'humeur à écrire de minuscules billets.

Je me demande si ma capacité cérébrale n'est pas en train de décliner...

L'autre jour, à Biocoop, j'ai été fortement tentée par des graines de tournesol, c'est tellement bon dans la salade (merci Alex pour l'idée...).

Et puis j'ai vu l'inscription "origine Argentine". Merde alors, je me suis dit! J'ai pris le paquet quand-même, et puis à la caisse, j'ai eu quelques remords. "Attendez", j'ai dit au caissier. Et je suis retournée voir s'il n'y en avait pas d'origine européenne. Je me suis dit, même si c'est plus cher, allez, on y va. Devant le rayon, j'étais dubitative. Il n'y en avait pas d'autre, et j'en avais bien envie.

Et puis j'ai eu un éclair. 250g de graines de tournesol origine Argentine, c'est comme 25g de steak du point de vue de l'empreinte écologique!! (si on ne compte que le voyage...). Or, comme je n'ai pas mangé de steak depuis ma plus tendre adolescence, et que 25g de steak, ça ne me semble pas énorme, je me suis dit "allons-y" et je me suis fait ce petit plaisir!!

Si vous devenez végétarien-ne, je vous préviens, vous risquez de questionner les soi-disant éco-gestes qu'on vous a inculqués. Un bain? Vous demanderez-vous. Ca ne correspond toujours qu'à un quarantième de steak, question consommation d'eau, alors, plouf!
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Dimanche 15 juin 2008


Pour le prochain Rouge et Vert, j'ai écrit cet article (qui ressemble un peu à un tract...).

J'ai passé du temps à écumer les brochures du Réseau Sortir du Nucléaire sur internet, des brochures extrêmement bien documentées et très claires. Je suis allée de stupéfaction en stupéfaction, en découvrant des faits accablants, sur un sujet que je croyais déjà bien connaître.

C'est un sujet que je voudrais encore approfondir, pour être au point, pour pouvoir débattre en connaissance de cause, pour être en état de vigilance citoyenne, tout simplement.

En attendant, voici l'article.



Rassemblement européen contre le nucléaire

Le 12 juillet 2008 aura lieu à Paris, à 14h, Place de la République, un grand rassemblement européen contre le nucléaire.

La date coïncide avec le début de la présidence européenne de la France, qui commence le 1er juillet. Elle précède la réception à Paris, par Nicolas Sarkozy, de dizaines de chefs d’Etat des pays européens et du pourtour méditerranéen, à l’occasion de la proclamation de l’ « Union pour la Méditerranée » (UPM).

Le Réseau Sortir du Nucléaire, qui est l’organisateur de la manifestation du 12 juillet 2008, a déjà protesté en juillet 2007 lorsque l’Etat français a vendu une centrale nucléaire à la Libye, au prétexte d’offrir une technologie pour « désaliniser » l’eau de mer (le Réseau conteste que le nucléaire soit la source d’énergie la plus adéquate pour y parvenir). Il s’alarme du fait que, si le nucléaire civil apparaît globalement en déclin sur la planète, les nouveaux régimes qui se tournent aujourd’hui vers cette technologie sont des régimes bien peu démocratiques, comme la Chine, la Russie ou la Libye. Puisque les technologies du nucléaire civil et militaire sont intimement liées, il considère qu’il est totalement irresponsable de vendre des centrales nucléaires à des régimes dictatoriaux, comme la Libye de Mouammar Kadhafi.

De son côté, le Président Sarkozy semble bien prompt à servir les intérêts de son ami Martin Bouygues, qui lorgne sur Areva, le géant français du nucléaire. Cette firme a reçu en janvier 2008 le double lauréat d’ « Oscar de la Honte », et d’ « entreprise la plus irresponsable de l’année » pour les conditions catastrophiques, humainement et écologiquement parlant, dans lesquelles l’uranium est extrait au Niger. Pour le moment, le capital de l’entreprise est détenu en grande majorité (78,9%) par le Commissariat à l’Energie Atomique. Mais la privatisation est annoncée par le gouvernement français depuis 2003.

En tant qu’Alternatifs, nous nous opposons au système nucléaire, qui s’inscrit dans la contradiction de nos grandes lignes politiques.

- La production d’énergie par voie nucléaire contribue à créer un environnement pollué et dangereux. Chaque année, en France, 1 million de m3 de déchets sont créés. Certains de ces déchets perdent la moitié de leur radioactivité en plusieurs centaines de millions d’années, voire en plusieurs milliards d’années. On ne sait pas traiter ces déchets ; pour le moment, on les stocke en attendant de trouver des solutions permettant de faire chuter leur radioactivité plus vite ; mais aucune possibilité technique ne s’annonce faisable à court ou moyen terme.


- Le nucléaire est une aberration économique.La construction, la maintenance et le démantèlement des centrales nucléaires coûtent très cher. Le coût prévu du programme EPR est de 3 milliards d’euros, avec lesquels on pourrait produire la même quantité d’énergie, et créer au moins 15 fois plus d’emplois, si on faisait le choix d’autres sources d’énergie (d’après une étude menée par le Réseau en 2006). Le coût prévu du démantèlement de 58 réacteurs en fin de vie, en France, est de 15 milliards d’euros, mais le démantèlement de la centrale de Brennilis a déjà coûté 24 fois plus cher que prévu! Qui paie? L’Etat français, avec nos impôts.


- En France, le choix du tout nucléaire empêche que soit mise en place une politique ambitieuse concernant les énergies renouvelables. La recherche sur le nucléaire engloutit des quantités colossales d’argent (plus de 60% des sommes consacrées à la recherche-développement sur l’énergie vont à la fusion et à la fission nucléaire). Alors qu’il faudrait aujourd’hui mettre en place des programmes solides de recherche dans les énergies renouvelables et construire les infrastructures nécessaires, on continue à tout miser sur le nucléaire.


- Le nucléaire est incompatible avec une démarche autogestionnaire. Les décisions sont prises sans réel débat public, sans consultation de la population et sous l’influence de la technocratie et des lobbies industriels capitalistes.La production d’énergie est très centralisée et nécessite le transport de l’électricité par des dizaines de milliers de kilomètres de lignes à très haute tension.


Pour toutes ces raisons, Les Alternatifs entendent participer à la préparation du rassemblement, et à la manifestation du 12 juillet.


Encart:

VRAI OU FAUX? Le nucléaire permettrait de lutter contre le changement climatique.
Aujourd’hui, cet argument est soutenu vigoureusement par le gouvernement et la filière nucléaire, qui n’hésitent pas à mener une campagne de propagande mensongère dans ce sens (discours officiels, publicités...)
 
- Sur terre, les émissions de gaz à effet de serre proviennent de tous les secteurs d’activité (transports, agriculture, industrie, logement), tandis que le nucléaire ne sert qu’à produire de l’électricité, qui ne représente que 2,5% de la consommation finale d’énergie dans le monde. Ne confondons pas, comme nos deux candidats à la Présidentielle de 2008, énergie et électricité! Le nucléaire n’empêchera pas les voitures de dégager du CO2, ni les vaches du méthane. Pour 75% des émissions de gaz à effet de serre, le nucléaire restera définitivement hors jeu.

- Si on prend le processus nucléaire de production d’énergie dans son ensemble (construction des centrales, transport du combustible, transport des déchets, démantèlement des centrales), on se rend compte que le bilan carbone de la filière nucléaire n’est pas du tout négligeable (même s’il est difficile à chiffrer). Actuellement, les déchets nucléaires de pays très éloignés de la France (comme la Nouvelle-Zélande) sont transportés à travers le monde pour aboutir à la Hague, où ils sont en attente de traitement.

- Le système nucléaire, de par son fonctionnement (nécessité pour les centrales de tourner jour et nuit, frein aux alternatives), incite au gaspillage, tandis que les économies d’énergie représentent un potentiel bien plus intéressant pour limiter les émissions de GES.
Le nucléaire n’est pas soutenable. Les combustibles nucléaires existent en quantité limitée. Ainsi, un programme massif de relance du nucléaire impliquerait l’épuisement des réserves d’uranium dès 2030!


par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 2 janvier 2008

flamme-bougie-rouge.jpg

Le tournant de l’année civile, c’est normalement le moment que les gens choisissent pour faire le bilan sur la période écoulée. Lorsque je revisite mon année militante, je la trouve assez riche, et éclectique. Bien sûr, entre la révolte qu’on éprouve souvent, sur  l’évolution du monde, et les changements effectifs qu’on arrive à provoquer, il y a souvent une réduction d’échelle ; il y a souvent beaucoup de temps, aussi. Mais quand même. J’ai le sentiment que militer m’apporte une certaine paix, me permet surtout de pouvoir me regarder dans une glace, et de rester lucide. Je crois que la tentation de nier la réalité est grande pour beaucoup de gens qui ressentent confusément les grandes menaces de notre ère – le changement climatique, la casse sociale mondialisée -, et y participent par lâcheté, par paresse, pour ne pas se gâcher le quotidien. Quand on milite, on regarde la réalité droit dans les yeux (le plus souvent possible, en tout cas ; il y a bien des moments quand même où on se met un peu la tête dans le sable), et on se dit que si le navire sombre, on aura fait tout notre possible pour éviter la catastrophe.

 
 

Parce que je crois que le militantisme peut prendre des formes très variées, peut s’exercer à tous les niveaux, et sur des sujets très divers, j’ai envie de faire le bilan de mon année militante. Pour donner des idées à ceux et celles qui me lisent, de l’entrain, et peut-être même, de l’espoir en ce monde, qui sait ?

 

 

En ce premier janvier, je voudrais raconter une expérience militante franchement réussie de 2007, qui a porté des fruits très concrets ; du moins, qui devrait porter des fruits très concrets si les engagements pris sont tenus, ce qui devrait se vérifier assez rapidement.

 

 

L'affaire de l'antenne relais de mon lycée (roulement de batterie).
Une affaire qui a mêlé l’argent, le pouvoir, la corruption, et la désinformation...

 

 

Mon lycée est en réalité un établissement qui accueille les jeunes depuis l’école primaire, jusqu’au BTS. C’est un lieu scolaire public, et dans le même temps, un centre de soins médicaux. Il accueille en majorité des élèves handicapés moteurs.

 

 

L’année dernière, en arrivant au lycée depuis la gare avec un collègue, je repère sur le toit de l’administration une forme familière, qui ressemble à cela :

 

 antenne-relais-copie-1.jpg

 

Choquée, je m’enquiers auprès de mon collègue, qui travaillait là depuis plus longtemps que moi.

 

« Mais dis-moi, ce n’est pas une antenne relais tout de même ?? ». Je précise que je m’étais informée peu de temps auparavant sur les antennes relais, car un petit bouquet fleurissait sur un toit à côté de chez moi, et que j’étais un peu inquiète. J’avais donc visionné des documentaires, et lu des articles qui ne m’inspiraient pas une franche confiance sur le sujet.

 
 

Sur un bâtiment qui abritait des enfants petits, fragiles, dont certains restaient là toute la semaine (à l’internat), je trouvais la présence de cette chose pour le moins incongrue ! Mon collègue me répond flegmatiquement « Oh, tu sais, à l’administration, ils ont dit que de toute façon, si on n’acceptait pas cette antenne, ils la mettraient sur la résidence d’à côté, on n’aurait pas l’argent, mais on se prendrait toutes les ondes dans la figure ! ». Perplexe, mais impatiente (ce qui me caractérise souvent lorsqu’un sujet me préoccupe), je commence à essayer de m’informer sur cette antenne, pour savoir depuis quand elle était sur le toit, qui avait décidé de son implantation…

 

 

Je me demande par quel bout prendre l’affaire, qui rencontrer, et je décide finalement de soumettre la question au Conseil d’Administration (pour lequel j’étais représentante suppléante des profs). Bien naturellement, l’administration ne s’est pas montrée très conciliante, et n’avait pas franchement envie que les personnes du CA mettent leur nez dans l’affaire de l’antenne : des profs, des médecins, des parents d’élèves… Finalement, l’affaire, qui aurait dû être soulevée à l’occasion d’un CA traditionnel, a donné l’occasion à un CA exceptionnel !

 

 

Entre ma lettre à la proviseure pour demander que l'affaire soit soulevée, et le CA exceptionnel, le débat a fait rage au lycée. Une vraie campagne référendaire, qui n’était pas sans me rappeler le printemps 2005. D’un côté le pouvoir et le fric: « OUI à l’antenne »; de l’autre la réelle motivation de prendre en compte les élèves, et une recherche documentaire poussée sur les dangers médicaux des ondes, et sur les pratiques des opérateurs: « NON à l’antenne ».

 

 

L’administration, qui semblait tenir beaucoup à son antenne, nous a servi successivement toutes sortes d’arguments, tous plus malhonnêtes les uns que les autres, et souvent incompatibles entre eux. En vrac, intérêt financier de l’affaire ; effet parapluie ; bien être des élèves handicapés qui ont besoin d’un portable pour appeler leurs parents … A chaque fois, je me documentais, et je faisais des rapports que je distribuais à mes collègues (qui démontaient ces fameux arguments « pro antenne » et en faisaient émerger d’autres de la part de l'administration). Je suis allée rencontrer des kinés, la dame de la cantine qui est syndiquée chez SUD, avec mes rapports; j’ai contacté des parents… Vraiment comme en 2005. Information, débat, travail au corps.

 
 

Peu avant le CA, mes collègues profs ont été consultés par une affiche référendaire, en salle des profs. A une très grande majorité, ils se sont prononcés pour le retrait de l’antenne (alors qu’un mois avant, au début de la campagne, ils étaient plutôt sceptiques sur les dangers des ondes).

 

 

Le soir S, lorsque nous sommes arrivés dans la salle de réunion, nous avons vu, en plus des représentants habituels du CA, deux femmes habillées plutôt BCBG, et l’informaticien du lycée en train de régler un vidéoprojecteur devant un écran. Les deux femmes étaient venues nous servir la soupe d’Orange Télécom ! On nous a annoncé que la réunion allait commencer par cette projection vidéo, sauf si nous y voyions une objection. Ben oui. Justement. On y voyait une objection mon collègue et moi (pas celui avec lequel j’arrivais l’autre fois de la gare, un autre). La proviseure nous a proposé un vote à bulletins secrets pour dire si nous acceptions cette présentation ou non ; et la majorité des personnes présentes ont refusé la présentation ! Les serveuses de soupe d’Orange ont remballé leur matériel et sont sorties. On nous a taxés d’impolitesse, d’avoir refusé cette aimable présentation, mais nous sourions intérieurement: le vote ultérieur s'annonçait bien...

 

 

Ensuite il y a eu le débat lui-même. Trois des parents présents s’étaient documentés sur des aspects spécifiques. L’un sur les questions juridiques ; un autre, qui était biologiste, sur les effets des ondes sur les cellules vivantes. Un autre, qui travaillait dans les télécom, sur les questions plus techniques. On s’est tous bien exprimés, et puis, on a voté, et… Une majorité de gens ont voté pour le retrait de l’antenne.

 
 

C’était vraiment une grande satisfaction, d’autant que l’affaire n’était pas gagnée d’avance. Elle l’a été avec un travail de fond, qui a préparé le CA proprement dit.


Un bémol tout de même à cette réussite. Engagement avait été pris que l’antenne serait retirée en octobre 2007 (fin du bail d'Orange). Avant les vacances de Noël… Elle était toujours là. Parole a été donnée récemment qu’elle serait retirée pendant les vacances. Affaire à suivre.

 
 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 18 décembre 2007
Yvo-de-Boer.jpg
Sur le web anglophone, beaucoup d'articles. "Les larmes d'Yvo de Boer"; "L'homme dur des négociations fond à cause du changement climatique"; "le Néerlandais qui pleure"...

Yvo de Boer, le plus haut responsable du climat à l'ONU, a quitté la tribune des négociations de Bali en larmes, devant l'inertie des participants, et leur mauvaise volonté, devant le refus des Etats-Unis à prendre des engagements chiffrés, j'imagine... Il a dû être réconforté par plusieurs personnes qui l'ont fait sortir de la salle... Les médias semblent s'étonner de "tant d'émotivité", mais comment ne pas comprendre la réaction d'un homme face à l'infini aveuglement et à la bêtise sans fond des gouvernants américains, et du monde en général?

Alors qu'il est question de l'avenir même de notre espèce, alors que le changement climatique fait déjà peser des conséquences très graves sur des millions de personnes dans le monde (destruction de l'habitat, récoltes misérables...), les décisions internationales donnent toujours raison à ceux qui défendent les intérêts industriels, ceux des gens les plus riches du monde, face aux associations, aux groupes qui se battent pour l'intérêt général, qu'il soit social ou écologique...
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 1 octobre 2007


N'est-ce pas? Regardez comme  ça s'annonce convivial et critique en même temps, festif et engagé! Si j'étais vous et que j'habitais en Ile de France, j'y participerais le week-end prochain...Alter-Grenelle-1.JPG
Oui! Il faut aller à l'Alter Grenelle! Mais au fait, c'est quoi le programme?


Alter-Grenelle-2.JPG
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 9 septembre 2007


DSCN0533.JPG

Sur le dépliant de l’office du tourisme, il est écrit que c’est en forêt de Fontainebleau que la première zone de protection de la nature, au monde, a été créée, en 1861. C'est en 1872 que le plus ancien parc national, celui du Yellowstone, aux Etats-Unis, a été fondé.

 

A cette époque, le souci de la nature s’exprimait avant tout dans une veine « préservationniste » : on considérait qu’il fallait soustraire à l’empreinte humaine des territoires les plus vastes possibles, pour protéger les écosystèmes. Aujourd’hui, on sait bien que cela ne suffit pas : garder des espaces de nature vierge et exploiter sans ménagement les autres, ça n’est pas viable. Mais préserver des espaces vierges garde une utilité certaine : par exemple, ménager des jachères fonctionne bien pour préserver les populations d’abeilles.

 

Je ne saurais dire si aimer la nature conduit à vouloir la protéger ; il y a bien des types comme Hulot ou Arthus-Bertrand qui ont l’air de l’aimer beaucoup, mais qui, pour jouir de sa beauté, se baladent en hélicoptère au dessus des mers et des montagnes. Y a-t-il pire en terme d’émissions de CO2 ? Oui, sans doute le Falcon de Sarkozy.

 

On pourrait penser que le transport de ces types-là, c’est un mal pour un bien. Qu’ils polluent, mais que dans le même temps, ils incitent leurs spectateurs à respecter la nature. Je n’en sais rien. Je pense qu’il y a tout un business autour du tourisme « vert », de la découverte des sites naturels. Tant qu’on prend l’avion cinq fois par an pour aller découvrir des sites naturels, c’est plus nocif que bénéfique. Je n’y peux rien, c’est comme ça.

 
 

Mais trève d’énervement. Si vous aimez la nature, et que vous vivez à Paris, je vous recommande au plus haut point une balade. Elle commence à la gare de Fontainebleau-Avon, à 45 minutes en train de la Gare de Lyon. De là, on prend un sentier très bien balisé, avec des petits traits jaunes qui nous guident tout le temps qu'on sinue dans la forêt, et on suit un sentier qui nous promène à travers les arbres, les rochers, de point de vue en point de vue… C’est magnifique.


La forêt de Fontainebleau, début septembre

DSCN0517-copie-1.JPG
Des arbres et des rochers...


DSCN0521-copie-1.JPG
Encore des arbres...


DSCN0523.JPG
Et un drôle de rocher!


DSCN0525.JPG
Une chienne qui barbote dans une fontaine caverneuse.


DSCN0532.JPG
Un arbre-bouquet (c'est un chêne).


DSCN0537.JPG

La "grotte de Georgia".

...


DSCN0539.JPG
Au retour, c'est nettement moins bien. Il y a des voitures sur les trains...



DSCN0542.JPG
Et des antennes-relais sur le toit des HLM.


Retour à Paris, au boulot, demain c'est lundi!


 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 6 septembre 2007
machine----laver.jpg

En réaction à mon précédent article, où j’affirmais qu’il valait mieux consommer « collectif » qu’individuel, et en particulier, aller à la laverie plutôt qu’acheter sa propre machine, un aimable et courageux internaute, qui n’a laissé aucun contact pour lui répondre, a argué du caractère vaseux de mon raisonnement, en le qualifiant de « conversation de bistrot », et en m’appelant à plus de rigueur.

 

 

 

Tout d’abord, comme je l’ai écrit, je trouve cela très bien qu’on débatte et ce blog est un bon lieu pour les discussions. Mais il me semble qu’un peu de respect dans les commentaires ne fait pas de mal, et qu’une attitude bienveillante est la meilleure garantie d’un débat honnête. Ensuite, je n’ai absolument rien contre la rigueur et les calculs, je suis prof de maths. Allons-y, donc.

 

 

 

Question : du point de vue de la consommation d’eau, vaut-il mieux aller à la laverie ou avoir sa propre machine à laver ?

 

 

 

Il est essentiel, pour répondre à une telle question, de considérer la consommation d’eau « en usage » de la machine à laver, mais aussi, l’eau qui est nécessaire pour la produire. Ici, on va  s’intéresser à la consommation d’eau « par personne » et par semaine. Appelons Cl cette consommation pour une personne qui se rend à la laverie, Cm cette consommation pour une personne qui utilise sa propre machine à laver.

 

 

 

Nous allons faire ici une hypothèse : chaque personne fait une lessive par semaine.

 

 

 

Dans chaque cas, pour connaître la consommation d’eau « intégrale » de chaque lessive, il faut additionner la consommation d’eau propre à la lessive elle-même, à la fraction de consommation d’eau correspondant à la production de la machine à laver. D’après les sites des fabricants et les forums internet, les machines de laverie durent 20 ans en moyenne, tandis que les machines personnelles durent 5 ans en moyenne.

 

Il ne faut pas oublier non plus que les machines à laver sont utilisées par beaucoup plus de gens que les machines personnelles. Admettons que les machines à laver personnelles sont utilisées par 2 personnes en moyenne, et les machines de laverie par 50 personnes (ce qui voudrait dire que sur chaque machine de laverie, on fait environ 7 cycles de lavage par jour, car 7x7=49, qui est proche de 50).

 

Il faudra donc diviser la consommation d’eau correspondant à la production de la machine, par le nombre de semaines de vie d’une machine, puis par le nombre d’utilisateurs de la machine (si on veut répartir cette consommation d’eau sur toute la durée de vie de la machine, et entre tous ses utilisateurs).

--quations.jpg

Si on note cl la consommation d’eau propre à la lessive elle-même pour une machine de laverie, cm la même variable pour une machine personnelle, fl la quantité d’eau nécessaire pour produire une machine de laverie et fm celle qui est nécessaire pour produire une machine « de maison », on va donc avoir, pour chaque lessive :

 

 

 

Cl = cl + fl//(50×1000) (1000 correspond à la durée de vie de la machine à laver, exprimée en semaines, et 50 au nombre d’utilisateurs)

 

 

 

D’où Cl = cl +fl/50000

 

 

 

D’autre part, Cm=cm+fm/(2×250)

D’où Cm=cm+fm/500

 

 

 

Interprétation du résultat

 

 

 

Ce résultat n’est pas chiffré (je suis preneuse pour des données permettant d’obtenir de vrais résultats à ces calculs), mais il nous permet quand même de tirer une conclusion importante :

 

quand on va à la laverie, on utilise une fraction cent fois plus petite de la machine à laver, à chaque lessive, que quand on lave ses habits chez soi.

 

Ce qui est vrai aussi pour l’énergie utilisée pour fabriquer la machine, et pour les métaux impliqués dans la production de la machine.

 

 

 

Il y a de l’acier dans les machines à laver, je ne sais pas trop s’il y a d’autres métaux. Pour produire chaque tonne d’acier, il faut 150000 litres d’eau. Je suppose que les processus industriels de construction de la machine nécessitent aussi pas mal d’eau, sans parler de l’énergie, des transports des différents matériaux, de l’assemblage des pièces.

 

 

 

Sans arriver à une conclusion chiffrée il me semble bien que ce raisonnement confirme mes intuitions de bistrot, qu’en pensez-vous ?

 

 

 

Sinon, les maths et vous ça va ? Pas trop traumatisé-e-s ?

 

 

 

 

 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 1 septembre 2007
DSCN0513.JPG

Pour laver mes habits, je vais à la laverie en bas de chez moi. Je n’ai pas de machine à laver. Au départ, c’est plutôt pour me simplifier la vie, pour ne pas avoir à déménager cet équipement lourd quand je change d’appartement, et parce qu’avant d’emménager ici, je vivais dans une structure collective.

 

 

 

J’utilise la lessive « ECOVER » que j’achète à Biocoop et que je trouve très agréable, odeur douce, douce pour la peau (c’est ce qu’ « ils » disent sur la boîte). Les machines en bas de chez moi sont assez grosses, donc ça me permet de laver presque tout en même temps, à 30°. Ces machines sont des monstres métalliques, il n’y a pas marqué dessus « écolo-développement durable, catégorie A… », je ne crois pas qu’elles ajustent le volume d’eau à celui du linge.

 

 

 

Seulement, à la différence de celles qu’on achète aujourd’hui pour chez soi, et dans lesquelles tout est conçu pour durer peu de temps (il faut bien favoriser la croissance, tout de même), ces machines de la laverie sont construites pour durer. Quand on achète un appareil pour soi, on regarde en général la quantité d’eau ou d’électricité qu’on va utiliser. On préfère donc la machine à laver catégorie A, et  la voiture qui consomme peu d’essence. Mais on ne conçoit pas en général qu’il a fallu extraire divers matériaux pour la construire, et qu’il faudra bien traiter les déchets, ou les recycler, lorsque l’appareil sera fichu. Parfois il vaut mieux, en terme d’empreinte écologique, garder sa vieille voiture que d’en racheter une flambant neuve qui consomme moins. C’est ce même genre de raisonnement (considérer le processus de production d’électricité à sa source) qui invalide l’idée que le nucléaire permettrait d’éviter le réchauffement climatique : les centrales nucléaires, il faut les construire ; il faut transporter les combustibles nucléaires ; il faut de l’eau pour refroidir les centrales ; il faut traiter les déchets et pour cela, les re-transporter (parce qu’il n’y a que deux lieux de traitement au monde, un en France et un en Angleterre, et les déchets du monde entier y sont acheminés) ; il faut traiter tous les composants de la centrale quand on la démonte, ce qui coûte horriblement cher et utilise également de l’énergie.

 

 

 

De manière plus générale, et pour revenir à la laverie, utiliser des équipements collectifs, ça pose la question de savoir de quoi on a besoin pour soi, et de ce qu’on peut partager. On évoque souvent le cas de la perceuse, utilisée en moyenne une heure par an. C’est aussi le cas de la voiture, quand on vit en ville. Le système Caisse Commune, d’auto-partage, permet de circuler sans posséder une voiture « à soi », pour beaucoup moins cher puisqu’on n’a pas besoin d’acheter la voiture, de la réparer, de payer une place de parking… Le Vélib’, c’est la même chose pour le vélo. Tous ces systèmes sont privés. Ils sont écolos, ils sont aussi conviviaux (Libération écrivait que les bornes Vélib’ devenaient des lieux de drague parce que les nouveaux arrivants ne comprennent rien à comment ça marche ; les cuisines de la Cité U où je vivais étaient le meilleur moyen de se faire des amis…).

 

 

 

Aujourd’hui, on s’extasie devant un système comme le Vélib’, qui est géré par la mairie de Paris, mais complètement financé par le publicitaire Decaux. On oublie que le principe de mise à disposition d’équipements et de services collectifs, c’est tout simplement celui des services publics, qui sont bien mis à mal par la politique néolibérale de l’UMPS. Les politicards persuadent les gens que les fonctionnaires sont des parasites et qu’il faut les supprimer, mais quid de leur demander « Voulez-vous être bien soignés ? Voulez-vous que vos enfants reçoivent une éducation de qualité ? Voulez-vous avoir de bons transports publics ? ». C’est renverser le point de vue, et je ne suis même pas sûr que l’électeur-trice moyen-ne de Sarkonnard se soit demandé-e à quoi pouvaient bien servir les fonctionnaires dont on lui rebat les oreilles.

 

 

 

Je crois que les services collectifs sont les meilleurs moyens de rendre la vie agréable, parce qu’ils nous font nous rencontrer, prendre conscience qu’on appartient à la société humaine, et parce qu’ils ont un véritable potentiel dans la construction d’un monde plus écolo. A nous de savoir quel genre de société nous voulons.

 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 23 août 2007
Apocalypse.jpg


Je suis rentrée sur Paris en ce jour pluvieux de la fin d’août, pour me consacrer à plusieurs activités tournées vers l’avenir : continuer la rédaction de ma thèse en reprenant mes recherches à la BNF ; envoyer un dossier de « validation des services de non titulaire » au rectorat de Versailles pour que les choses que j’ai faites avant d’être prof dans le secondaire comptent pour ma retraite ; et me préparer pour l’Université d’Eté des Alternatifs.

 

 

 

Ce soir, je reçois de la « repéreuse de presse » de l’AVF[1] un article au ton pour le moins sombre : les populations d’abeilles sont en train de s’éteindre massivement, explique-t-il, et qui dit disparition des abeilles dit possible disparition de l’espèce humaine. Parce que les abeilles jouent un rôle indispensable en agriculture. Elles pollinisent plus de 80% des espèces de plantes. Les firmes agro-industrielles qui produisent quasiment toute la nourriture sur terre se targuent d’échapper à la dépendance de la nature, aux aléas du climat, du sol, avec leurs semences bidouillées et leurs produits chimiques. Mais c’est une image trompeuse ! Pour que les plantes fabriquent des graines, ce qui est le fondement de leur reproduction, il faut que des abeilles ou d’autres insectes pollinisateurs fassent leur travail !

 

 

 

La « biodiversité ». Les « écosystèmes ». Que de termes savants pour exprimer l’idée que dans la nature, tout dépend de tout. Les zones cultivées n’échappent pas à ces règles. Ainsi pour que l’humanité ait à manger, il faut que les populations d’abeilles soient bien vivantes. Lesquelles sont en grande menace aujourd’hui. Par quoi ? Par les OGM, peut-être bien. Ou par les pesticides. Ou par les bombardements électromagnétiques, dans une société qui use et abuse des équipements sans fil (une bonne manne pour le commerce, de vendre du wifi à des étudiants qui habitent dans des studios tellement petits qu’un fil permet de couvrir tout leur appartement, ou des portables aux petites collégiennes qui se font irradier le cerveau pour raconter leurs histoires à leurs copines et bouffent en même temps leur argent de poche alors que maintenant le téléphone fixe est quasiment gratuit).

 

 

 

J’écris ma thèse parce que je voudrais montrer comment un débat ouvert sur le bien-fondé de la croissance a été complètement digéré pour que trente-cinq ans après, on en soit au « développement durable » en bousillant toujours plus la planète ; je m’occupe de ma retraite parce que… Je me dis qu’un jour je serai vieille et qu’il faudra bien que j’aie de quoi vivre. Et je me prépare pour l’UE des Alternatifs parce que je crois qu’il est urgent qu’on préconise une écologie un peu plus radicale que jusqu’à présent, parce que ça ne peut pas attendre, et que j’espère m’impliquer dans ce projet.

 

 

 

Mais si Einstein ne s’était pas trompé en disant que sans abeilles, l’humanité ne tiendrait pas quatre ans ? Ca aurait un sens, de faire tout ça ?

 

 

 
 


[1] Association Végétarienne de France, ancienne Alliance Végétarienne.

 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 21 août 2007
P1090642.JPG
Cette après-midi, je me promenais sur un petit chemin du Haut-Doubs, entre sapinières et fermes comtoises. Je sentais un petit air frais qui annonçait l’automne. J’aime bien l’automne ici. Avec mon frère, on va aux bolets. Et puis assez vite après l’automne, il y a l’hiver. On fait du ski de fond, et aussi du patin à glace. On boit du vin chaud sur le lac gelé. Quand j’étais petite, chaque année, le jour des vacances de Noël, c’était après la « fête de Noël » de l’école que tombaient les premières grosses chutes de neige… L’été, on le passait dans les Cévennes où il faisait très chaud. Après deux mois de soleil sur la tête, quand on reprenait l’école, on était remplis de la nostalgie de ces moments où on traînait pieds nus, en maillot de bain à l’ombre de la glycine. C’est comme ça que l’année était rythmée.

Aujourd’hui en me baladant sur ce petit chemin, après avoir passé un été pluvieux, en compagnie de mon ordinateur et des articles du New York Times 1945-1971, que je défriche pour ma thèse, je me posais cette question qui a donné son nom à un film, et qui a annoncé une conférence animée par mon cousin climatologue : « Y aura-t-il de la neige à Noël ? ». L’hiver dernier, pour la première fois de ma vie, je n’ai pas fait de ski de fond. Pas une seule fois.

Je peux bien vivre sans faire du ski de fond, même si j’aime beaucoup ça. Je peux bien passer des étés studieux derrière l’écran de mon ordinateur. Mais ce qui me fait peur, et qui me secoue et me bouleverse, c’est l’idée que ces lieux que j’aime, la montagne du Haut-Doubs, les gardons des Cévennes, ils seront peut-être complètement transformés dans deux cents ans. Ils n’auront peut-être rien à voir avec ceux que je connais aujourd’hui. Il n’y aura peut-être plus personne qui y vivra, parce que l’espèce humaine sera éteinte, ou qu’elle sera concentrée autour des pôles pour échapper au réchauffement climatique (1). Je veux bien mourir puisque ça doit m’arriver un jour, mais je voudrais me dire que ces rivières continueront à couler et que le vent continuera à agiter les cimes des sapins.

Que cette planète soit si ancienne par rapport à nous, qu’elle ait tant de paysages différents et qu’on la saccage tellement vite, ça me fait vraiment mal. Lorsque je lis des analyses écologiques de ce qui se passe au niveau global, et de ce qui s’annonce (des écosystèmes bouleversés, des migrations humaines comme jamais, des misères, l’extinction de notre espèce peut-être ?), je suis choquée, je suis envahie par une tristesse profonde et inextricable. Il y a quelque temps, le livre de Jean-Paul Besset (Comment ne plus être progressiste… Sans devenir réactionnaire), qui fait le bilan du saccage humain sur la planète, m’avait empêchée de dormir pendant plusieurs nuits (2).

Lorsque je prends sur mon cœur pour la porter, cette menace qui pèse sur nous et sur la Terre (concernant la planète, peut-être qu’elle s’en fiche de devenir sèche et de perdre ses espèces, peut-être que s’il n’y a plus personne pour s’émouvoir devant ce qui se passe, il n’y a plus lieu de parler de menace, peut-être que ce n’est triste que pour nous les humains), que je la soupèse, que je la regarde droit dans les yeux, alors je serais prête à tout laisser tomber de ma vie, à aller vivre dans les bois comme la décroissante la plus parfaite pour ne pas en rajouter… Et puis je digère malgré tout ces émotions confuses et lourdes, et je me dis que ma place est dans la société plus que dans les bois, qu’il faut que je reprenne la lutte parce que je serai plus utile ici à convaincre dix personnes que seule dans la forêt à vivre d’une façon certes soutenable, mais pas très efficace pour faire changer le monde.

Mais alors, ce qui me choque et me secoue, c’est de voir l’inertie des humains et des organisations pour changer ce qui peut être changé, c’est de voir comment ils résistent, comment ils s'accrochent à leurs habitudes même lorsqu’elles sont complètement néfastes, dangereuses pour la planète, même quand c’est avéré et sur-avéré par des instances officielles. L’élevage est plus émetteur de gaz à effet de serre au niveau mondial que les transports, c’est la FAO qui l’a annoncé en novembre dernier, mais alors, que faut-il donc faire ? Changer notre alimentation ? Grands dieux, surtout pas, on va bien trouver une technologie pour empêcher les bovins de péter, ou pour envoyer des particules qui filtreront les rayons solaires dans l’atmosphère.

Politique, me voilà. De la tristesse, je suis repassée à la révolte.


(1) Comme l’annonce Hervé Kempf dans le livre que j’ai rapporté ici dans mon dernier post.

(2) Ce monsieur qui défendait alors une écologie radicale s’est mis depuis au service de Nicolas Hulot. Est-ce que ce monde est sérieux ?
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Album photos

Blog : Musique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus