Mercredi 16 juillet 2008
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Vivi, une lectrice fidèle, m'interroge. Suis-je partie en voyage à l'étranger, en retraite dans un monastère, en croisière loin de Paris?
Non. Je suis bien présente dans la capitale, et je n'écris pas. Ce n'est pas qu'il ne se passe rien dans ma vie militante! Samedi dernier, j'ai participé à un rassemblement européen contre le
nucléaire, avec mes amis Alternatifs et végétariens (mes deux communautés, qui étaient présentes toutes deux aussi à la Parade Climatique et à la Marche des Fiertés). Je continue aussi à écrire des
textes militants, sur "qui sont les Alternatifs", par exemple, pour le guide des Alternatives à Paris, ou bien sur l'incident qui a eu lieu au Tricastin. J'ai retranscrit une interview vraiment
passionnante sur la campagne des Amis de la Terre, en direction des banques et des acteurs financiers.
Je pourrais publier ces textes ici! Mais j'ai l'impression qu'ils ne correspondent pas vraiment à l'esprit du blog. Ils sont un peu trop sérieux...
Et puis, je travaille sur ma thèse, devant mon écran, dans l'obscurité de la BNF. C'est peut-être ça, également, qui fait que le soir, je préfère la compagnie des amis à celle de l'ordinateur?
Enfin, en période de vacances, je réfléchis à qui je suis et au sens de ce que je fais. Ce n'est pas d'une originalité débordante, je l'assume. Mais c'est quand même un véritable privilège de la
profession d'enseignant-e. Nous ne sommes pas réduits à l'occupation qui permet de remplir notre frigo. Nous avons des dimensions multiples, que nous pouvons assumer, cultiver... Et le point
ultra-positif, c'est que ces parenthèses dans le travail ne constituent pas le seul avantage du métier! Non, même dans ces moments de respiration, je conçois le métier lui-même comme une occupation
très agréable et épanouissante.
Etre une personne, avant d'être une travailleuse, avant d'occuper une fonction, avoir en soi des aspirations irréductibles à l'une ou l'autre de nos rôles sociaux, être en recherche, en
émerveillement, mais aussi en douleur parfois... La vie, dans sa richesse!
Un soir où je m'étais assoupie en écoutant la radio (ronfle, mémère!), j'avais été éblouie (jusque dans mon sommeil), par un texte dit par les Têtes Raides, de l'écrivain suédois Stig Dagerman, et qui, je trouve,
traite (bien mieux que je pourrais le faire) de l'immense questionnement sur
l'essence de l'être humain, qui nous assaillit parfois. Il aborde grandiosement ce sujet de l'irréductibilité de l'humain à son inscription dans la structure sociale. Je l'ai déjà écouté plusieurs
fois, parce qu'il est riche et assez fascinant. A chaque fois, je me sens grandie, éclairée par ce récit de quête profonde de sens...
Je vous le livre: il faut cliquer ici.
Par Elodie Alter
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Publié dans : Miscellanées
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