Vendredi 20 juin 2008


En ce moment, allez savoir pourquoi, je suis d'humeur à écrire de minuscules billets.

Je me demande si ma capacité cérébrale n'est pas en train de décliner...

L'autre jour, à Biocoop, j'ai été fortement tentée par des graines de tournesol, c'est tellement bon dans la salade (merci Alex pour l'idée...).

Et puis j'ai vu l'inscription "origine Argentine". Merde alors, je me suis dit! J'ai pris le paquet quand-même, et puis à la caisse, j'ai eu quelques remords. "Attendez", j'ai dit au caissier. Et je suis retournée voir s'il n'y en avait pas d'origine européenne. Je me suis dit, même si c'est plus cher, allez, on y va. Devant le rayon, j'étais dubitative. Il n'y en avait pas d'autre, et j'en avais bien envie.

Et puis j'ai eu un éclair. 250g de graines de tournesol origine Argentine, c'est comme 25g de steak du point de vue de l'empreinte écologique!! (si on ne compte que le voyage...). Or, comme je n'ai pas mangé de steak depuis ma plus tendre adolescence, et que 25g de steak, ça ne me semble pas énorme, je me suis dit "allons-y" et je me suis fait ce petit plaisir!!

Si vous devenez végétarien-ne, je vous préviens, vous risquez de questionner les soi-disant éco-gestes qu'on vous a inculqués. Un bain? Vous demanderez-vous. Ca ne correspond toujours qu'à un quarantième de steak, question consommation d'eau, alors, plouf!
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
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Mercredi 18 juin 2008
En ce moment, quand j'arrive à la Gare Saint Lazare pour prendre mon train, pour aller au travail, j'ai toujours des surprises. Parfois mon train part plus tard que la normale, parfois plus tôt. Mais en gros, il part à la même heure que d'habitude. Un peu partout dans la gare, il y a des affiches géantes où, chaque jour, les gens consultent les horaires en vigueur. C'est qu'il y a un "mouvement social", comme j'ai entendu l'autre fois des passagers le dire (novlangue, quand tu nous tiens...), qui dure depuis près d'une semaine.

Cette grève, puisqu'il faut bien l'appeler ainsi, est pratiquement invisible. Dans la pratique, on ne rencontre jamais les grévistes à la gare, comme c'était le cas en novembre, où ils animaient un piquet de grève et où j'avais gagné une casquette "CGT". Lundi, j'ai tout de même pu avoir un tract de FO, à propos de la réforme des retraites. Deux personnes tractaient dans la gare.

C'est que j'ai essayé de m'informer, tout de même. Aujourd'hui les gros titres des journaux, à la gare toujours, annonçaient "démission", et je me suis approchée pour voir (tiens, est-ce qu'on veut virer Sarkozy?). Il s'agissait d'un entraîneur de foot, si j'ai bien compris. D'autres titres, qui me semblaient annoncer une actualité sociale torride, faisaient aussi référence aux matchs de foot (vu que ça ne m'intéresse pas, je ne sais pas ce qui s'est passé de ce côté-là).

Sur le site du Monde, que je viens de consulter, rien. Du foot oui, de l'alarmisme autour de l'expression démocratique du peuple irlandais, qui va encore "paralyser" le processus européen. Qu'il se paralyse, j'en serais bien contente vu comment il s'oriente, et à qui il profite. A propos de la grève, nada.

A la radio, il n'y a rien non plus, puisque le personnel des radios publiques est en grève, à propos des questions de financement de l'audiovisuel public. Au moins, on ne peut pas improviser un service minimum dans l'audiovisuel, et la grève est relayée par les médias!

Pendant ce temps, le gouvernement le plus antisocial que la France ait connu passe ses lois régressives concernant notre retraite, qui vont nous concerner, toutes et tous. Quand on s'en rendra compte, il sera trop tard.
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis rouge
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Dimanche 15 juin 2008


Pour le prochain Rouge et Vert, j'ai écrit cet article (qui ressemble un peu à un tract...).

J'ai passé du temps à écumer les brochures du Réseau Sortir du Nucléaire sur internet, des brochures extrêmement bien documentées et très claires. Je suis allée de stupéfaction en stupéfaction, en découvrant des faits accablants, sur un sujet que je croyais déjà bien connaître.

C'est un sujet que je voudrais encore approfondir, pour être au point, pour pouvoir débattre en connaissance de cause, pour être en état de vigilance citoyenne, tout simplement.

En attendant, voici l'article.



Rassemblement européen contre le nucléaire

Le 12 juillet 2008 aura lieu à Paris, à 14h, Place de la République, un grand rassemblement européen contre le nucléaire.

La date coïncide avec le début de la présidence européenne de la France, qui commence le 1er juillet. Elle précède la réception à Paris, par Nicolas Sarkozy, de dizaines de chefs d’Etat des pays européens et du pourtour méditerranéen, à l’occasion de la proclamation de l’ « Union pour la Méditerranée » (UPM).

Le Réseau Sortir du Nucléaire, qui est l’organisateur de la manifestation du 12 juillet 2008, a déjà protesté en juillet 2007 lorsque l’Etat français a vendu une centrale nucléaire à la Libye, au prétexte d’offrir une technologie pour « désaliniser » l’eau de mer (le Réseau conteste que le nucléaire soit la source d’énergie la plus adéquate pour y parvenir). Il s’alarme du fait que, si le nucléaire civil apparaît globalement en déclin sur la planète, les nouveaux régimes qui se tournent aujourd’hui vers cette technologie sont des régimes bien peu démocratiques, comme la Chine, la Russie ou la Libye. Puisque les technologies du nucléaire civil et militaire sont intimement liées, il considère qu’il est totalement irresponsable de vendre des centrales nucléaires à des régimes dictatoriaux, comme la Libye de Mouammar Kadhafi.

De son côté, le Président Sarkozy semble bien prompt à servir les intérêts de son ami Martin Bouygues, qui lorgne sur Areva, le géant français du nucléaire. Cette firme a reçu en janvier 2008 le double lauréat d’ « Oscar de la Honte », et d’ « entreprise la plus irresponsable de l’année » pour les conditions catastrophiques, humainement et écologiquement parlant, dans lesquelles l’uranium est extrait au Niger. Pour le moment, le capital de l’entreprise est détenu en grande majorité (78,9%) par le Commissariat à l’Energie Atomique. Mais la privatisation est annoncée par le gouvernement français depuis 2003.

En tant qu’Alternatifs, nous nous opposons au système nucléaire, qui s’inscrit dans la contradiction de nos grandes lignes politiques.

- La production d’énergie par voie nucléaire contribue à créer un environnement pollué et dangereux. Chaque année, en France, 1 million de m3 de déchets sont créés. Certains de ces déchets perdent la moitié de leur radioactivité en plusieurs centaines de millions d’années, voire en plusieurs milliards d’années. On ne sait pas traiter ces déchets ; pour le moment, on les stocke en attendant de trouver des solutions permettant de faire chuter leur radioactivité plus vite ; mais aucune possibilité technique ne s’annonce faisable à court ou moyen terme.


- Le nucléaire est une aberration économique.La construction, la maintenance et le démantèlement des centrales nucléaires coûtent très cher. Le coût prévu du programme EPR est de 3 milliards d’euros, avec lesquels on pourrait produire la même quantité d’énergie, et créer au moins 15 fois plus d’emplois, si on faisait le choix d’autres sources d’énergie (d’après une étude menée par le Réseau en 2006). Le coût prévu du démantèlement de 58 réacteurs en fin de vie, en France, est de 15 milliards d’euros, mais le démantèlement de la centrale de Brennilis a déjà coûté 24 fois plus cher que prévu! Qui paie? L’Etat français, avec nos impôts.


- En France, le choix du tout nucléaire empêche que soit mise en place une politique ambitieuse concernant les énergies renouvelables. La recherche sur le nucléaire engloutit des quantités colossales d’argent (plus de 60% des sommes consacrées à la recherche-développement sur l’énergie vont à la fusion et à la fission nucléaire). Alors qu’il faudrait aujourd’hui mettre en place des programmes solides de recherche dans les énergies renouvelables et construire les infrastructures nécessaires, on continue à tout miser sur le nucléaire.


- Le nucléaire est incompatible avec une démarche autogestionnaire. Les décisions sont prises sans réel débat public, sans consultation de la population et sous l’influence de la technocratie et des lobbies industriels capitalistes.La production d’énergie est très centralisée et nécessite le transport de l’électricité par des dizaines de milliers de kilomètres de lignes à très haute tension.


Pour toutes ces raisons, Les Alternatifs entendent participer à la préparation du rassemblement, et à la manifestation du 12 juillet.


Encart:

VRAI OU FAUX? Le nucléaire permettrait de lutter contre le changement climatique.
Aujourd’hui, cet argument est soutenu vigoureusement par le gouvernement et la filière nucléaire, qui n’hésitent pas à mener une campagne de propagande mensongère dans ce sens (discours officiels, publicités...)
 
- Sur terre, les émissions de gaz à effet de serre proviennent de tous les secteurs d’activité (transports, agriculture, industrie, logement), tandis que le nucléaire ne sert qu’à produire de l’électricité, qui ne représente que 2,5% de la consommation finale d’énergie dans le monde. Ne confondons pas, comme nos deux candidats à la Présidentielle de 2008, énergie et électricité! Le nucléaire n’empêchera pas les voitures de dégager du CO2, ni les vaches du méthane. Pour 75% des émissions de gaz à effet de serre, le nucléaire restera définitivement hors jeu.

- Si on prend le processus nucléaire de production d’énergie dans son ensemble (construction des centrales, transport du combustible, transport des déchets, démantèlement des centrales), on se rend compte que le bilan carbone de la filière nucléaire n’est pas du tout négligeable (même s’il est difficile à chiffrer). Actuellement, les déchets nucléaires de pays très éloignés de la France (comme la Nouvelle-Zélande) sont transportés à travers le monde pour aboutir à la Hague, où ils sont en attente de traitement.

- Le système nucléaire, de par son fonctionnement (nécessité pour les centrales de tourner jour et nuit, frein aux alternatives), incite au gaspillage, tandis que les économies d’énergie représentent un potentiel bien plus intéressant pour limiter les émissions de GES.
Le nucléaire n’est pas soutenable. Les combustibles nucléaires existent en quantité limitée. Ainsi, un programme massif de relance du nucléaire impliquerait l’épuisement des réserves d’uranium dès 2030!


par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis verte
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