Samedi 16 février 2008


Aujourd’hui, je m’essaie à l’économie. Non, je n’ai pas de formation en sciences économiques ; non, je ne suis pas « consultante » dans une entreprise multinationale ; mais je crois qu’il faut s’approprier cette réflexion sur la production et la distribution des richesses, à défaut de nous la voir confisquer par des personnes plus autorisées. Ce sera peut-être imprécis, voire inexact, mais je compte sur vous pour m’aider à rectifier si c'est le cas.

 

 

 

L’autre matin, à la radio, j’entends une info concernant le milliardaire Warren Buffet, qui s’est engagé à « réassurer » les prêts des collectivités locales américaines,  s’élevant à 800 milliards de dollars. C'est-à-dire que si ces collectivités locales ne peuvent pas rembourser leurs emprunts, c’est Warren Buffet qui va le faire. En échange, celles-ci doivent lui verser une certaine somme, faible en comparaison du prêt, j’imagine. Ce n’est pas un cadeau. C’est le principe de la réassurance. Dans la lancée, j’entends aussi que Bill Gates, première fortune mondiale, dépense autant pour les soins médicaux au niveau mondial, que l’Organisation Mondiale de la Santé.

 

 

 

Ce qui m’a frappée d’emblée : si ces personnes sont devenues aussi riches, grâce à une spéculation boursière, c’est bien parce que d’abord, les revenus du capital sont devenus de plus en plus importants, et cela, au détriment des salaires. C’est bien parce que des millions de personnes ont été sous-payées, exploitées, que les actionnaires ont pu dégager des profits monumentaux, et en particulier les actionnaires surpuissants tels que les deux ci-dessus. Je m’étais déjà fait cette réflexion pour les « consultants », les avocats d’affaires, les personnes comme ça, qui travaillent pour une « boîte » au service d’autres entreprises. S’ils peuvent être payés autant, c’est bien parce que les entreprises sous-paient leurs salariés et consacrent ensuite leurs bénéfices à payer des personnes intervenantes comme les consultants ou les avocats d’affaires. A un ami (justement, avocat d’affaires) qui me faisait l’éloge de la générosité de Bill Gates, j’avais fait remarquer aussi que si les brevets des médicaments de trithérapie rapportaient moins d’argent aux multinationales, avec la même somme, on pourrait soigner bien plus de gens. Et qu’en fait, sous couvert de soigner les gens, Bill Gates finançait surtout les grosses entreprises pharmaceutiques de son pays. Ca n’avait pas plu à mon ami. Je me demande pourquoi ?

 

 

 

Le même jour, dans le métro, je tombe sur un article dans Marianne, « Les milliardaires volent hors la loi ». Un extrait : « Netjets Europe, filiale de la compagnie américaine détenue par Warren Buffet, partage avec Easyjet et Ryanair une même passion pour la délocalisation du personnel dans les pays à faible protection sociale. Ainsi, Netjets fait signer des contrats de l’île de Man à ses résidents français pour rogner sur les cotisations sociales… ». Et voilà. La boucle est bouclée. Ces milliardaires, ils exploitent et ensuite ils se font passer pour de grands humanistes, alors qu’ils ne font que rendre une petite partie de ce qu’ils ont acquis sur le dos d’une multitude. Il ne faut pas saluer leurs gestes. Il faut lutter pour un autre partage des richesses. Ca ne devrait déjà pas être possible, de devenir milliardaire avec la bourse. Ce système, il déconne.

 


« Quand un pauvre va nu-pieds et que tu possèdes une seconde paire de sandales, tu n’as pas à la lui donner, mais à lui rendre. ». Grégoire le Grand

 

 

 
 
par Elodie Vieille Blanchard publié dans : Je suis rouge
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Lundi 11 février 2008
Les élevages et les abattoirs comme un terrain d'expérimentation pour les maltraitances humaines, la question de l'"archéologie" de la violence faite aux humains dans la violence faite aux animaux, la question de la nécessité ou non du végétarisme comme posture éthique, à prendre au sérieux dans une réflexion philosophique,

on en a parlé! on en a débattu sérieusement, sur France Culture, avec Elisabeth de Fontenay, Florence Burgat (bravo bravo, je suis fan, pour la forme et le fond), Frédéric Gros, et un animateur très honnête ("on a besoin de végétariens pour nous mettre mal à l'aise, et c'est aussi le rôle de la philosophie de nous mettre mal à l'aise", qu'il a dit) autour du livre Un éternel Treblinka, avec même Charles Patterson en entretien téléphonique!

Tout cela me rend très optimiste.

Pour écouter l'émission en ligne, c'est ici.


 
"Le principe commun, c’est la capacité de faire tout ce qu’on veut aux plus faibles, qu’ils soient des animaux, des Juifs, des femmes, des esclaves…"
 
 
 

"Ce que nous faisons aux animaux, et que la société accepte, cela nous donne de mauvaises habitudes, de vouloir exploiter les faibles. Malheureusement, quand des humains se retrouvent en position de faiblesse, des réfugiés, des minorités, des persécutés, on les appelle des animaux, et on les traite comme des animaux."

(C.P. traduit en direct à la radio)

 
par Elodie Vieille Blanchard
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Mardi 5 février 2008
Si ce site est maintenant aussi joli, harmonieux, rouge et vert en plus, c'est grâce à Barbux.

Barbux, alias Jean-Paul, un membre assidu de Vegeweb, qui a pris pas mal de son temps pour essayer de comprendre ce que je voulais, puis pour changer la couleur du titre, et du fond, et changer la taille des caractères, et rendre la barre jaune grise, puis verte, puis re-jaune, et pour changer le fond des commentaires, et plein d'autres choses... avec beaucoup de patience.

Merci!
par Elodie Vieille Blanchard
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