Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:56
J'ai failli arrêter ce blog. Oui, je prévoyais de publier un dernier article qui se serait appelé "Hello Goodbye", et ce matin, en me mouvant parmi la cohorte des joggers moulés dans leurs vêtements techniques, arpentant le Parc Montsouris, je pensais à ce que j'allais y mettre. Il faut dire que depuis quelques semaines, je réfléchis à l'intérêt de ce que j'écris ici. Je suis un peu insatisfaite. Il me semble que mes articles laissent un peu à désirer côté pertinence et documentation (faute de temps pour écrire des choses plus solides), et que question drôlerie et divertissement on trouve franchement mieux (si je savais dessiner des BDs je pourrais mettre en scène des tas de situations vécues, et raconter des choses politiques sans en avoir l'air, mais non, vraiment, ce n'est pas à l'ordre du jour). Et puis, je me demande si je ne me dévoile pas un peu trop, sur Internet en plus.

Bref, j'ai hésité, et je ne sais toujours pas si je vais continuer ou non. En général, si j'écris c'est que j'en ressens un besoin assez pressant. C'est pour moi une manière de mettre des élucubrations en forme, d'ouvrir éventuellement la discussion, d'évoluer dans mes positionnements. Ce qui me pose question, c'est que mes réflexions me sont souvent inspirées par des choses que je vis, et que je ne sais pas trop comment séparer anecdotes quotidiennes et réflexions plus générales.

Mais aujourd'hui encore je ne vais pas déroger à mes habitudes, et je vais peut-être m'attirer des ennuis comme ça m'est déjà arrivé, mais bon. Si ça devait être le cas, ça voudrait dire que les personnes dont je peux craindre les réactions lisent mon blog. Et ça, ce ne serait pas si mal. Comme ça, elles sauraient de quoi parle Bidoche, en quoi consiste la décroissance, et surtout pourraient faire la connaissance de Roger .

Hier soir, je me suis plus ou moins incrustée à une soirée chez une personne de mon entourage, à laquelle on m'avait proposé de me rendre. Il s'agit d'une personne que je trouve extrêmement gentille et agréable du point de vue interpersonnel, mais dont la profession me prédispose à l'hostilité: fusions et acquisitions d'entreprise, surtout ne pas chercher à estimer les conséquences d'une telle activité sur la vie des gens. Une personne qui travaille dans le fric et qui visiblement en palpe. Dans l'appartement, au sein d'une résidence privée, grille télécommandée puis digicode puis escalier façon hôtel particulier, des toilettes à peu près aussi grandes que mon appartement, une télé de la taille de mon bureau et un frigo équivalent à ma cuisine (mais avec de la nourriture industrielle dedans). Des tableaux, des meubles chers. Et au sein de cet univers, des gens bien habillés, qui discutaient très poliment en buvant du vin.

Alors que tout le monde s'extasiait à propos de cet appartement, je me suis sentie extrêmement mal à l'aise dans cette atmosphère bourge. Je regardais les petites nanas tirées à quatre épingles sur le canapé en cuir, qui ne racontaient pas grand chose, et je me disais que je me sentais bien mieux dans le bordel joyeux et riche d'histoires de mon amie et camarade Nicole, qui a l'habitude d'inviter une foule alternative et cosmopolite chez elle (vous vous y êtres prélassés comme moi, dans ses canapés bigarrés, au milieu de tous ses grigris!). Bref, j'ai failli m'enfuir, je réfléchissais à la manière dont je pourrais récupérer mon gilet et mon manteau sans que personne ne s'en rende compte et puis finalement, mon amie C. est venue me parler et je suis restée un certain temps.

La manière dont je me suis sentie dans cet endroit, ça m'a poussée à réfléchir, à pourquoi ça m'indispose, cette richesse-là, celle du fric, dans une ville où il y a tant de mal logés, tant de gens qui galèrent pour s'assurer le minimum. Et puis, lorsque je me sens mal, comme ça, dans un certain milieu, je me dis toujours que ça doit m'aider à mieux comprendre le monde dans lequel je vis, que si je ne restais qu'avec mes pairs je ne pourrais pas saisir grand chose des ressorts de cette société. En fait, je crois que pour la plupart des gens qui palpent comme ça, il y a le sentiment d'un ordre capitaliste immuable dans le monde: "Si je ne faisais pas ce travail,  quelqu'un d'autre le ferait, alors pourquoi y renoncer?". Je crois aussi qu'ils ont l'impression que leur activité contribue au bien du monde entier, que le business, c'est objectivement bon (à écouter les flashes sur la bourse à la radio, c'est visiblement l'opinion qui prévaut dans les médias dominants). C'est le fameux mythe de la croissance selon lequel le gâteau grossirait pour tout le monde et sans aucun effet néfaste, grâce aux prouesses de l'économie. Il y a aussi chez les riches, à mon avis, une franche ignorance des conditions de vie de la plupart des gens sur Terre, et des réalités écologiques. En fait, c'est facile de vivre dans une bulle quand rien ne contribue à venir la crever.

De mon côté, je n'ai pas vraiment conduit ma vie dans le but de maximiser mes revenus financiers, et ce sont plutôt d'autres priorités qui ont guidé mon choix d'études, de métier, de mode de vie. Mais je suis un peu révoltée de voir comment la richesse et la pauvreté se nourrissent mutuellement, et je me demande "qu'est-ce qu'on peut faire? Est-ce qu'on peut boycotter ces riches? Si on cesse de donner notre argent à des entreprises capitalistes immorales, est-ce que ce système va s'effondrer?". Mais j'ai bien peur que ce ne soit pas la démarche de la grande majorité des gens dans mon pays.

Alors quoi?

Alors, j'ai encore divagué. Désolée. Mais si vous êtes d'accord avec moi et que vous avez quelque chose à raconter, ou bien si vous êtes riches et que vous pensez que je me trompe sur vous, vous pouvez vous exprimer dans les commentaires.

Au fait, le 27 mars, c'est le NO SARKOZY DAY. On peut s'informer ici.
Par Elodie Alter - Publié dans : Je suis rouge
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 10:52

Samedi soir, j’ai discuté avec des ami-e-s musulman-e-s à propos de la question du voile. Pour mes ami-e-s (qui me reprendront si je déforme leur discours, je l’espère), il ne s’agirait pas d’une question importante du point de vue du rapport des genres (les violences faites aux femmes, par exemple, sont beaucoup plus urgentes et graves). D’autre part, l’Etat, mais aussi les féministes et les politiques d’une manière plus large, n’auraient pas vraiment à se positionner sur un sujet qui serait interne à la religion musulmane, et pour lequel le choix, pour chaque personne, relèverait de l’intime. Sur cette question (« qui est légitimé-e pour parler de quoi, et dans quel but »), je voudrais revenir à la fin de cet article. Mais tout d’abord, ce qui m’a interloquée dans cette discussion, c’est un argument que j’ai déjà entendu, à propos d’autres sujets, comme la prostitution : l’idée que le port du voile relèverait d’un choix intime, librement consenti par les personnes (en l’occurrence, des femmes) qui en prennent la décision. « C’est leur choix ».

 

Il me semble, spontanément, qu’il y a problème à accepter une telle justification à une pratique, à un mode de vie. Il est vrai que c’est un mode de défense qui est fréquemment adopté, contre les discours préténdûment racistes et colonialistes. Ainsi, cette jeune femme, d’origine occidentale, qui témoigne sur le site de France 24 de son port du voile « intégral », qui masque entièrement son visage, y compris ses yeux, soutient un tel discours, qui donne son titre à l’article : « Personne ne m’a forcée à porter le voile intégral, c’est mon choix ».

 

En ce qui me concerne, ce genre de justification m'évoque ma grand-mère, décédée il y a dix ans, (que celleux qui sont indisposé-e-s par mes histoires de famille passent à la suite). Ma mamie, qui était de dix ans plus jeune que mon grand-père, l’avait rencontré alors qu’il était son instituteur, dans une classe unique d’un village du Haut-Doubs, dans les années quarante. Ils s’étaient mariés alors qu’elle devait avoir dans les vingt ans, et lui dans les trente ans. Il avait étudié, elle non. Il était connu comme une sorte de notable dans la petite ville où ils se sont installés ensuite, conseiller pédagogique, conseiller municipal. A lui la sphère publique et à elle la sphère domestique, travaux réputés masculins et féminins, tout compris : la cuisine, la vaisselle, le ménage, mais aussi le jardin, les rénovations dans l’appartement, l’entretien des forêts (ma grand-mère maniait la tronçonneuse). A elle, le soin infini pour les enfants, les petits-enfants, le mari (lorsqu’il est tombé malade, et qu’elle était encore bien solide, elle a choisi de se dévouer complètement à lui, et pendant plusieurs années, elle l’a porté sur son dos pour l’emmener aux toilettes, elle l’a lavé, nourri, soigné… et est morte avant lui, d’un cancer foudroyant).

 

Vous vous demandez quel est le rapport avec le voile. Eh bien, dès que quelqu’un soulevait l’asymétrie complète qui existait entre mon grand-père et ma grand-mère, et critiquait le dévouement total de ma grand-mère, à la limite de verser dans le masochisme, pour tous les membres de sa famille, il y avait une autre personne pour rétorquer « c’est son choix. Elle a voulu vivre comme ça, elle est heureuse ». Et moi, il me semblait qu’il y avait quelque chose qui clochait dans cette argumentation. Parce que quand même, ma grand-mère, elle était née dans une famille paysanne et catholique du Haut-Doubs, avec toute une tripotée de frères et sœurs, et je me disais que bon, elle n’avait pas eu tellement la possibilité de vivre autrement, et qu’il lui fallait bien tout de même essayer de trouver une justification aux sacrifices qu’elle avait consentis sa vie durant, dans une existence consacrée au service d’autrui et bien peu à elle-même.

 

Mais revenons au voile. Hier soir, je suis restée jusque tard devant mon ordinateur, à consulter des forums musulmans sur le sujet du voile. Vous pouvez essayer, c’est facile, vous tapez « pourquoi porter le voile ? » sur un moteur de recherche, et vous aurez plein de réponses. En fait comme j’aime beaucoup mes ami-e-s musulman-e-s dont j’ai parlé au début, et qu’illes me semblent savoir quand même de quoi illes parlent, je me disais que j’étais peut-être une occidentale bourrée de clichés sur les musulmans, et j’avais assez envie d’approfondir le sujet.

 

Sur les premières pages que j’ai visitées, je suis tombée sur des discours particulièrement caricaturaux, de jeunes filles qui au port du voile et à la défense de la pudeur, associaient en vrac des tas de clichés sur la dérive morale de l’Occident et des injonctions assez étroites en matière de mœurs : en Occident tous les jeunes sont débauchés ; les jeunes filles paradent toutes en mini-jupe (et d’ailleurs si on les viole c’est pas étonnant) ; la masturbation c’est très mal ; et puis moi je suis dévouée à mon seigneur Allah et à mon mari. Là, je me disais qu’il me serait un peu difficile d’avancer dans mon positionnement… Et puis j’ai continué mes recherches.

 

Dans un deuxième temps, j'ai pu lire des discours de jeunes femmes extrêmement exaltées à l’idée de porter le voile. Il me semble avoir relevé plusieurs fois qu’il s’agissait de jeunes filles de familles non musulmanes, qui s’étaient converties, souvent contre l’avis de leurs parents, et qui voyaient le port du voile comme un approfondissement dans leur foi, qui allait leur permettre de devenir encore plus musulmanes, et d’affirmer leur démarche aux yeux du monde. Dans leur discours, qui parlait toujours d’un « mari » (ben oui, il n’en était aucune de lesbienne, bi, ou hétéro célibataire, ou multi-partenariale), il m’a semblé que le mari les accompagnait dans leur démarche beaucoup plus qu’il ne cherchait à les pousser, à les précéder.

 

Et puis, je suis tombée sur un troisième type de discours, qui cette fois-ci était porté par les hommes, dans des discussions qui portaient des titres comme « Comment faire pour que ma femme porte le voile ? » ou « Comment convaincre ma femme de porter le voile ? », et là, j’ai été assez effrayée par des discours très différentialistes (les femmes sont comme ci, les hommes sont comme ça, John Gray enlève ton masque, on t'a reconnu ) et normalisateurs (si ta femme veut être une bonne musulmane, il faut qu’elle lise le Coran, et puis elle va bien comprendre d’elle-même qu’il faut qu’elle porte le voile, parce qu’une femme doit être pudique…). Dans ces forums, souvent les hommes suggéraient à celui qui avait posé la question de faire lire tel ou tel livre sur la femme musulmane, qui allait faire comprendre à l’épouse récalcitrante quelle était la voie à suivre.

 

Après ce défrichage un peu sauvage sur le sujet du voile, mon point de vue actuel est donc le suivant :

 

- Il me semble que la plupart du temps, les maris/pères/frères ne forcent pas les femmes à porter le voile. Cependant, il arrive qu’ils les y incitent fortement : si tu veux être une bonne musulmane, si tu veux servir Allah le mieux possible, voilà ce qu’il faut faire (voir ce site, par exemple, qui est assez édifiant).

 

- Il y a un certain nombre de démarches qui sont le fait individuel des femmes. Au moment où elles décident de porter le voile, il n’y a personne qui les incite, qui les contrôle…

 

- Oui, mais en amont de ces démarches, il y a tout de même des discours répétés et normalisateurs sur ce qui est bien pour une femme… La femme décide donc de porter le voile, pas parce qu'on la force ou qu'on la menace, mais parce qu’elle a entendu, et lu, un certain nombre de fois, qu’elle serait une meilleure musulmane si elle le faisait, qu’une bonne femme est une femme pudique, etc.

 

Si j’ai toujours été portée vers une certaine forme de spiritualité, en revanche, j’ai toujours éprouvé du rejet pour l’obéissance propre aux fidèles des religions. A plusieurs reprises j’ai eu envie d’aller écouter de près ce qui se disait dans les lieux de pratique religieuse, attirée par l'idée qu'on s'y rapprochait d'une certaine vérité, et qu'on y baignait dans une sorte de bienveillance et de paix. J’ai effectué une retraite dans un lieu chrétien, il y a une dizaine d'années ("Réussir sa vie, est-ce réussir dans la vie?", c'était le titre. En fait, on n'y parlait pas de décroissance, mais de Jésus). J’ai séjourné dans un ashram hindouiste à l'île de la Réunion. Je suis allée passer les fêtes de Pâques à la communauté de Taizé, incitée par un camarade de prépa agreg qui en disait le plus grand bien. Je suis allée écouter Amma en banlieue parisienne lointaine il y a quelques années. Et à chaque fois, si je ressentais des choses très positives de la part de certaines personnes présentes (l’ouverture à autrui, le calme, la générosité…), je me suis sentie très rebutée par les discours d’injonction, il faut/il ne faut pas, c’est bien/c’est mal, et des approches particulièremement simplistes de la part des "orateurs", qui avaient tendance à nier toute diversité psychologique et toute détermination socio-politique dans les choix humains. A chaque fois, je suis sortie de ces endroits à la fois déçue et rassurée. Déçue parce que je n’avais rien ressenti d’exceptionnel, comme j'avais pu l'imaginer sur la foi du témoignage d'autrui, rien de plus disons que dans une belle manifestation politique ou dans un concert de Manu Chao (avec en  plus l'idée qu'il se disait là pas mal de conneries). Rassurée parce que j'avais la conscience que ma vérité était à chercher dans le monde et en moi-même,  qu'elle était à portée de main et ne résidait pas dans tel ou tel dogme.

 

Il me semble donc que tous les discours normalisateurs, en matière de mœurs, sur ce qui doit être fait et ne doit pas être fait, sont des obstacles à l’émancipation humaine. Comme je l’ai déjà écrit, je crois qu’il n’y a pas d’expérience plus exaltante que de forger sa propre vérité, ses valeurs, au fil des choses vécues, des échecs, et des élans… Je crois profondément à la diversité humaine, et au fait que ce qui me convient ne convient pas forcément à autrui. Dans le domaine de la consommation d’alcool, par exemple, je suis entourée de pochtron-ne-s, mais aussi d’abstinent-e-s, d’hédonistes, de fêtard-e-s, de mesuré-e-s. Dans le domaine de la sexualité, je suis entourée d’asexuel-le-s, de chastes, de dévorant-e-s, de fidèles passionné-e-s, de papillonnant-e-s joyeux/ses, d’hétéro-te-s, de gays, de lesbiennes, de bi. Pour ces deux domaines, qui sont normalement extrêmement balisés par les religions, je crois qu’il est important de trouver sa voie. Et je crois que les religions ne le permettent pas. Parce qu’elles établissent a priori ce qui est bien et ce qui est mal.

 

J’en viens donc à ma conclusion. Est-ce qu’en tant que féministes, il est pertinent que nous nous prononcions sur ce que disent les religions, à partir du moment où cela impacte sur la construction des genres, et leurs relations ? Je ne vois pas pourquoi non. Tous ces discours formatent la manière d’être des hommes et des femmes, de même que les discours médicaux ou éducatifs. A partir du moment où nous portons un projet de société (en ce qui me concerne, et je crois que c’est le cas des Alternatifs en général, il s’agit d’un féminisme universaliste et non différentialiste, qui voit les femmes comme des êtres humains comme les autres et pas comme des créatures particulières), nous avons à analyser et à comprendre ce qui contribue à construire une société asymétrique dans laquelle les femmes se comportent d’une manière bien particulière et les hommes de manière bien particulière. L’enjeu n’étant pas de forcer telle ou telle personne à adopter tel ou tel comportement, mais plutôt d’identifier ce qui différencie pour rompre avec les vieilles pratiques, et permettre à chacun-e de choisir librement son chemin. A l’école, par exemple, il y a beaucoup de travail à faire dans ce sens.

 

Il est donc pertinent, à mon avis, de se positionner sur les discours des différentes sphères sociales à propos du masculin et du féminin (et la sphère religieuse est une sphère sociale comme les autres), dans une perspective de construction théorique. Par ailleurs, nous en avons besoin dans une perspective de positionnement politique. Par exemple, lorsque nous conduisons des alliances avec différents mouvements, dans le cadre de l’anti-racisme, il me semble que nous ne devons pas laisser de côté l’engagement féministe, et que nous devons refuser de nous allier à des mouvements, ou personnes, qui tiennent par ailleurs des discours rétrogrades et normalisateurs sur le genre (ce que la participation de Tariq Ramadan au Forum Social Européen en 2003 a posé comme question).

 

Voilà, ce sont donc mes réflexions en vrac ce matin, sur un sujet qui me semble assez compliqué et important. J’espère que vous pourrez contribuer au débat. Je serais assez contente que ce texte le suscite. Il se peut que je dise des conneries ou que je me trompe, mais en quel cas, j’aimerais bien connaître votre avis.

A vous !

Par Elodie Alter - Publié dans : Genre et féminisme
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 18:16


J'aimerais bien écrire des articles politiques, philosophiques, réagir à l'actualité, et réfléchir au-delà, oui, mais voilà, mon exigente compagne, T., m'encourage plutôt à lui consacrer mon temps de clavier. Elle me guette, et dès que je me connecte à l'administration de mon blog, cachée sous le bureau, elle me souffle "eh oh! Aujourd'hui on passe la journée ensemble! N'oublie pas!".

Bon. Je laisse donc T. quelques minutes (j'arrive, ma douce!) pour vous évoquer mes expériences de lactofermentation, un procédé que j'ai découvert en 2009 (moins d'argent et plus de temps, ça incite à se mettre aux fourneaux et aux bocaux!).



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A gauche, nous avons donc le kombucha, une boisson gazeuse qui résulte de la fermentation d'un thé sucré en présence d'une souche, le fameux "champignon" (une association de levures et de bactéries), le disque qui flotte à la surface du bocal: acidulée, léger goût d'abricot. Après sept jours de fermentation, on embouteille et on laisse la boisson reposer quelques jours.

A droite, nous avons le kimchi, préparé à partir d'une recette coréenne: du chou chinois fermenté avec de l'ail, de l'oignon, du gingembre et du piment. On fait d'abord fermenter le chou dans une presse, avec du sel, puis on met en bocal avec les aromates, et on attend un certain temps... C'est une expérience gustative assez exceptionnelle, c'est très fort et très parfumé...

La lactofermentation, ça produit des aliments très goûteux, et en plus, extrêmement bons pour la santé!! Ils apportent une grande variété de probiotiques, qui rendent notre digestion très fluide, et nous protègent contre les agressions de l'hiver! D'ailleurs, la macrobiotique recommande la consommation quotidienne de ces aliments.

Par Elodie Alter - Publié dans : Miscellanées
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 09:51

J’ai eu la chance de recevoir une éducation pas trop normative. Dans mes jouets d’enfant, pas de Barbie – une poupée je crois, mais mon frère en avait une aussi - ; plutôt des Lego et des Playmobil. C’est peut-être pour cela que je me suis mise à beaucoup aimer les maths. En grandissant, j’ai suivi mon petit bonhomme de chemin, et je ne crois pas que mes parents m’aient beaucoup mis la pression dans un sens ou un autre. A l’âge de quatorze ans, j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande, et je ne me souviens pas avoir été freinée dans ce choix. Ensuite j’ai suivi un chemin d’études un peu erratique, des sciences vers les sciences humaines, que j’aimerais bien marquer d’une jolie pierre cette année, la fameuse T. que je n’ose pas nommer de peur de la faire fuir… J’ai découvert il y a quatre ans le métier de prof de lycée qui m’a tout de suite franchement enthousiasmée et me rend hésitante quant à mes projets de « carrière » universitaire. Je me suis plongée il y a trois ans dans le militantisme chez les Alternatifs, et j’y ai rencontré une deuxième famille, et surtout cultivé la foi en une transformation de la société, sans naïveté pour l’évolution du monde telle qu’elle va.

 

Bref, si je me sens bien aujourd’hui, si je trouve la vie passionnante, c’est, je crois, parce que j’ai appris à connaître ma propre singularité, et à la développer, sans trop d’égards pour les normes en vigueur dans mon pays, dans mon milieu, et pour les injonctions omniprésentes et surtout pour les personnes de mon genre : consomme ! épile-toi ! souris ! travaille ! maque-toi ! fais des gosses ! ...

 

A l’occasion de la « nouvelle année » 2010, je reçois des messages qui me souhaitent la santé, l’argent et l’amour, et que tout ce que je souhaite se réalise… Je voudrais donc répondre que je me souhaite aussi la santé, mais que je crois qu’elle n’arrive pas comme un don du ciel (de la bonne nourriture bio, un esprit paisible et des séances de jogging et de yoga inspirées en sont sans doute les garantes) ; qu’en ce qui concerne l’argent j’ai décidé de réduire mes besoins, et que je viens de reconduire mon temps partiel pour l’année prochaine, parce que je me sens mieux avec plus de temps libre et la tête propice à la réflexion plutôt qu’absorbée par la consommation, même si mes chaussures sont un peu râpées et que la vaisselle chez moi est toute dépareillée ; qu’en ce qui concerne l’amour j’en veux bien à condition qu’il ne soit pas conçu dans un sens étroit, et qu’on arrête de vouloir à tout prix me voir m’associer à une autre personne pour considérer que je suis équilibrée, que ça va bien, merci, mais que je continuerai cette année à aimer le ciel le matin et les chats et les enfants et la musique et mes ami-e-s et la nourriture et la danse et la lecture et tout le reste ; que pour finir, je souhaite surtout boucler ma thèse en 2010, et que là encore ça ne va pas tomber du ciel, mais pourra résulter de nombreuses, très nombreuses heures de travail…

 

Heureuse année à vous aussi, et dans la mesure où ça ne nuit pas à autrui, humain ou animal, et aux écosystèmes qui nous permettent d'exister, apprenez à trouver comment vous vous sentez bien, et engagez-vous sur votre propre chemin.

Par Elodie Alter - Publié dans : Miscellanées
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 12:25
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Dadadi dada...

A part ça, je suis en train d'essayer d'adapter un grand classique militant (ça m'est venu dans la rue, en sifflotant après être allée chercher mon journal). J'ai déjà quelques morceaux:

"Debout! Les amis de la Terre
Debout! Défenseurs des animaux"

"Du passé, faisons table rase
Adieu grillades et barbecue
Les repas vont changer de base:
Bienvenue lentilles et tofu..."

Et bien sûr "Groupons-nous et demain, végétarien-in-in-in-in sera le genre humain"

Des suggestions?                      

Sinon j'ai eu une super idée, mais que je vais pas réaliser pour le moment vu que j'arrête complètement de militer jusqu'à l'été pour finir ma thèse (c'est Insolente Veggie qui m'a donné l'idée, de la manif, pas de la pause militante):
organiser une manif viandarde, avec comme déguisements, gros bides, tabliers de boucher, fusils, teint rougeaud... Comme slogans "On n'est pas des tapettes, on aime la bavette!" et autres subtilités du même genre...

Ce serait chouette, non?

Par Elodie Alter - Publié dans : Vive la vie veg
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 18:27
Je suis d'un naturel positif, mais là, je n'arrive tout simplement pas à gérer ma peine.

Bien sûr que c'était prévisible - Sarkozy, Merkel et compagnie, qu'aurait-on pu attendre d'autre? - mais je me sens submergée par la douleur.

Dans quel monde vivrons-nous? A quels désastres, ici et ailleurs, allons-nous assister, parce que l'argent a ses raisons que la raison n'a pas, parce que l'argent a toujours raison?
Par Elodie Alter - Publié dans : Je suis verte
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 17:34
... et mon studio s'est transformé en cocon bienveillant.

De ma fenêtre, je vois les lumières s'allumer dans les ateliers de la rue privée, six étages plus bas. Au loin, les tours du quartier chinois découpent un horizon dentelé. L'usine d'incinération d'Ivry crache sa fumée, imperturbable.

DSCN2075.JPG
Par Elodie Alter
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 12:12
A l'instant une pub sur France Inter, l'unique pub pendant la pause info de midi, dans le cadre d'une campagne financée par l'Union Européenne et la région Aquitaine: le chef Cyril Lignac explique comment choisir "un bon foie gras". C'est facile, explique-t-il, il faut opter pour le foie gras "IGP Sud-Ouest"!

Il y a, semble-t-il, synchronicité entre Cyril Lignac et ma propre personne, puisque c'est justement ce matin que j'ai envoyé à mon entourage mon traditionnel mail de fin d'année à propos du gavage, avec comme illustration éloquente, la vidéo tournée par l'ex-association Stop Gavage (depuis englobée dans L214) dans des élevages labellisés IGP Sud-Ouest. Chaque année, mon mail touche une ou deux personnes qui renoncent définitivement à ce "concentré de souffrance" et qui font passer le message autour d'elles. Il y a quelques années, je participais aussi à des stands et à des manifs sur le sujet, mais maintenant je suis un peu débordée.

En tout cas, je vous copie-colle mon message ci-dessous, à vous de le transmettre s'il vous parle...

:-)


Saperlipopette, cette année encore ça ne sera pas la fête pour tout le monde!


Pour en savoir plus sur le gavage, une pratique interdite dans la plupart des pays du monde, considérée comme maltraitance aux animaux, on peut regarder cette petite vidéo de 2004 de Stop Gavage, toujours d'actualité:
http://www.stopgavage.com/videos.php#Foie_gras_IGP

(au choix, il y a une vidéo courte, 3 minutes, ou complète, 15 minutes)

Mais qu'est-ce qu'on peut manger à la place, alors? Stop Gavage propose des alternatives, les fameux "faux gras":

Faux Gras

 

Terrines végétales qui se rapprochent du foie gras :
1. Tartex nature (magasin biologique et vente à distance)
2. Pural nature (magasin biologique et vente à distance)
3. Tartex Chardonay Côte d'Or (magasin biologique et vente à distance)
4. Bjorg Chardonnay (rayon bio des grande surface)

Prix : environ 2,50 euros environ la boîte de 250 grammes.

(et 0% de cholestérol!!)

 

Pour celles et ceux qui aiment se mettre aux fourneaux, on peut aussi consulter les recettes originales et savoureuses de Valérie Cupillard, sur son blog Bio Gourmand:

 

http://www.biogourmand.info/index.php/Repas-fetes

 

 

Joyeuses fêtes! Bon appétit! (et si vous savez déjà, ce qui est probable, merci de faire circuler le message autour de vous )

 

 

Elodie.

 

Epilogue: les publicités de 12h30 vantaient les délices du jambon de Bayonne ("campagne financée avec le soutien de l'Union Européenne et de la région Aquitaine") et du cabillaud de Norvège.

Alter Société vous recommande plutôt le tofu lacto-fermenté du Lot-et-Garonne et l'algue Dulse de Bretagne. Des recettes sont à suivre dans de prochains articles.

 

Par Elodie Alter - Publié dans : Vive la vie veg
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 20:17
Cinq jours plus tard. Quarante heures de train, de bien courtes nuits, des kilomètres parcourus dans le froid et la nuit à scander des slogans en Anglais, des échanges avec des militant-e-s de tous pays et aux engagements assez divers, un enthousiasme assez intense et une forte envie de pousser l'engagement altermondialiste au-delà du week-end qui vient de s'achever.

A Copenhague, nous n'avons pas pu suivre l'évolution des négociations, qui avaient lieu pourtant dans le tout proche Bella Center, auquel nous n'avions pas accès.  Au coeur de l'action, nous n'avons pas non plus vraiment saisi l'impact et la réception de la grande manifestation à laquelle nous avons participé. Si les médias engagés observent ces jours-ci avec amertume le manque de portée des mobilisations du week-end (Claude-Marie Vadrot évoquant, sur Mediapart, "le mépris glacé des hommes en gris" face au soulèvement populaire, et "le blues" des militants de Copenhague après la grande manif), l'impression au sein de la mobilisation était assez différente: une ambiance exaltée dans le train du retour; le sentiment qu'est en train de se nouer un lien tout à fait nouveau entre des sphères militantes jusqu'ici disjointes. Pour la première fois sans doute cheminaient ensemble des associations écologistes de longue date comme les Amis de la Terre; des syndicats, comme ces métallurgistes belges tout de rouge vêtus; des paysans du Sud, sous la bannière de la Via Campesina; des associations de solidarité Nord-Sud comme Oxfam; des groupes végétariens (oui!); des partis politiques comme la LCR belge, le NPA, les Verts, les Socialistes belges...

Ce qui ressortait des discours, des slogans, des pancartes, c'était une approche très politique du changement climatique, qui abordait le problème par le prisme des rapports Nord-Sud, avec une forte critique du "système", du capitalisme, du modèle occidental.

Ainsi dans la première manif du samedi, la "Marée Bleue" organisée par les Amis de la Terre:
"What do we want?
- Climate Justice!
- When do we want it?
- Noooow!
- Climate Justice! No offsetting!
- Climate Justice! No offsetting!"
[Pas de compensation, c'est-à-dire de possibilité pour les pays riches de continuer à polluer chez eux, sous certaines conditions de réalisations dans les pays du Sud]

Dans la deuxième manif du samedi, la plus grande, d'innombrables panneaux noirs et jaunes aux messages très axés sur la justice climatique:

photo-benoit.JPG
Mais aussi: "Change the system, not the climate"; "Change the politics, not the climate"; "Bla bla bla... Act now!"...

Toujours dans cette grande manif, un MacDo sur le parcours, fermé par précaution, avec une double haie de CRS, dedans et dehors, très commentée ensuite par les militant-e-s comme un signe évident que l'écologie se politise et s'"altermondialise":

DSCN2044

D'innombrables happenings à la manière des manifs "de droite anti-écolos", dans la critique de la spéculation sur les biens communs, et de l'approche néolibérale de l'écologie.

Ainsi cette mise en scène devant la Bourse de Copenhague, de traders criant leur foi en les marchés et en le capitalisme vert:

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Ou ce groupe de jeunes femmes très chic, toutes de blanc vêtues, coupes de champagne à la main, arborant leur étendard doré "Lobbyists for profitable climate solutions" et leur pancarte "We love green capitalism".

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Il y avait beaucoup, beaucoup de groupes différents, dont les messages étaient en général assez convergents.

Les messages végétariens n'étaient pas tellement politiques, mais n'empêche, j'étais quand même contente de les voir:

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Ce qui a été formidable et enthousiasmant aussi, c'était l'organisation du week-end par les Amis de la Terre, qui ont réussi en quelques mois à convoyer un train pour faire partir 400 personnes de Paris, rejointes par autant de monde à Bruxelles, mais aussi à mettre en place tout ce qui allait avec.

DSCN2004.JPG
Pendant le trajet, nous avons eu droit à des repas préparés dans un wagon spécial,  avec des ingrédients bio et locaux, dans de la vaisselle compostable. Il y avait aussi dans ce même wagon un studio de radio, qui retransmettait en direct des émissions auxquelles nous avions accès, avec des intervenants passagers du train, sur pas mal d'aspects du changement climatique (les politiques nationales; les modes de vie; l'évolution des mobilisations...).

A Copenhague, nous avons été hébergé-e-s de manière spartiate mais conviviale dans une école, dont nous avons envahi les classes avec nos tapis de sol et sacs de couchage.

Dans la ville, à proximité du "Klimaforum" (le sommet alternatif), nous avons pu manger dans une "People's kitchen", une cuisine mobile qui proposait des repas vegan avec donation libre (dans une citrouille!), et surtout, avec de la vaisselle non jetable, lavée sur place par les usager-e-s dans de grands bacs d'eau chaude.

      DSCN2051

DSCN2053     

Toutes ces initiatives, cette organisation collective qui parvient à rassembler énormément de monde dans la frugalité, la convivialité et la tranquillité, ça donne le moral et l'espoir, même s'il n'y à sans doute pas grand chose à attendre des négociations des "hommes en gris". Ca donne envie de penser qu'"un autre monde" est possible, qu'il existe déjà d'ailleurs, dans son propre espace. A nous d'oeuvrer à sa diffusion...

Par Elodie Alter - Publié dans : Je suis verte
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 20:07

Vendredi matin, 8h, Gare du Nord, nous serons une petite dizaine d'Alternatifs à nous embarquer dans le train mis en place par les Amis de la Terre, à destination de Copenhague. Nous voyagerons avec quelques centaines de militant-e-s écologistes, syndicaux/ales, avec des membres d'associations de solidarité Nord/Sud, et des principaux partis de gauche. De Paris, il y aura aussi des bus, qui emmèneront les militant-e-s antinucléaires, ou bien les Désobéissants.

Nous allons passer peu de temps à Copenhague, mais ce séjour sera probablement très intense. Nous allons participer à la "Marée humaine" du samedi 12 décembre, qui envahira les rues de la capitale danoise pour réclamer la "justice climatique", c'est-à-dire un engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches à la hauteur de leur responsabilité et des enjeux, ainsi que la fin des fausses solutions comme les mécanismes de "compensation" mis en place dans le cadre de Kyoto, qui permettent aux pays riches de continuer à polluer chez eux moyennant certains arrangements dans les pays du Sud.

Je suis très enthousiaste de me rendre à un tel rassemblement. Depuis le début de la semaine, le "Klima Forum", sommet alternatif aux négociations officielles, permet déjà de riches échanges, et l'expression de propositions en rupture avec le modèle néolibéral qui prévaut dans le sommet officiel. En France, on peut suivre l'évolution de ces négociations officielles, ainsi que les réactions à ces négociations dans la caisse de résonance du Klima Forum, sur le site ad hoc des Amis de la Terre, ou bien sur le blog créé par Médiapart pour l'occasion. Nous n'aurons hélas pas beaucoup de temps pour participer à tous les débats, mais nous apporterons notre énergie militante le temps d'un week-end à ce rendez-vous dramatiquement important, et nous pourrons nous imprégner de l'ambiance effervescente et engagée.

Ces derniers jours, beaucoup de collègues et ami-e-s m'ont apporté leur soutien pour cette mobilisation, et je suis heureuse d'aller y porter un combat juste et important, pour tou-te-s celleux qui ne peuvent pas s'y rendre.
Grâce à la solidarité de mon entourage, je n'ai pas eu à dépenser une fortune pour m'équiper, et au fil des jours, mon appartement ressemble de plus en plus à un dépôt de matériel de camping. Au passage, je suis bien contente de constater qu'avec "plus de liens" on peut vivre avec "moins de biens", grâce aux prêts et à la mutualisation.

Je remercie donc:
- Stéphane, pour avoir traversé la moitié de Paris l'autre jour avec un rhume, afin de me transmettre un sac de couchage très chaud mais très encombrant, ainsi qu'un sous-sac de couchage en tissu polaire.
- Romain, pour m'avoir prêté un sac de couchage très chaud, mais beaucoup moins encombrant.
- Jacques, pour m'avoir apporté au lycée un tapis de sol autogonflant et un peu volumineux, qui a fait croire à certains de mes collègues que je campais sur place après un conseil de classe.
- Philippe, pour m'avoir prêté un tapis de sol autogonflant et très compact.
- Hervé, pour avoir rempli mon casier du lycée de vêtements chauds: blouson, anorak, gants et bonnet.
- Fabien, Céline, Sezin, Lou, pour avoir aussi proposé leur contribution. Mais je n'avais plus besoin de rien!

A la semaine prochaine pour des nouvelles.      ;-)


Par Elodie Alter - Publié dans : Je suis verte
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